Les Myrophores (du grec muron « parfum » et phoreo « porter ») sont les
Saintes Femmes porteuses de Myrrhe qui participèrent à l’ensevelissement
de Jésus et qui, se rendant à la tombe au petit matin du dimanche pour
embaumer son corps, trouvèrent le sépulcre vide. Ayant eu la révélation
de la Résurrection, elles en avertirent les apôtres.
Dans
l’Égypte ancienne, encens, parfums, huiles, onguents, apportés au défunt
dans de précieux flacons par les porteuses d’offrandes, ou apposés sur
le corps par les prêtres lors de rites funéraires, témoignent de cette
tradition immémorielle de l’onction sacrée.
Oindre le corps à la
myrrhe, au nard, à l’oliban, pour protéger, purifier, régénérer, et
permettre la poursuite de la vie dans l’au-delà.
Dans cette série
de pièces, les mots sont des parfums, vibrations, formules
incantatoires pour guérir, purifier, libérer, accompagner le passage.
Je suis pure, je suis pure, je suis pure.
الحق , Al-Haqq, La Vérité
ن , Noun
عيني , Ayni, Les Yeux
أبدية , ʾAbadiyya, Éternité
Absolution
« Je t’absous, je t’absous, je t’absolu. »
Ennio, 2024
« Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur;
Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige.»
Psaume 51
« Ô formes d’éternité, me voici.
Je suis une momie parfaite, je suis une momie qui vit en toute vérité.
Je suis pur.
Voici mes mains elles sont pures.
Voici, sur ma paume, mon cœur de ma mère.
Il est pur.
Ah ! Qu’il soit pesé, ce cœur, dans la balance de vérité,
en contrepoids avec l’hiéroglyphe de la vérité.
Il est pur.
Je le confesse devant votre face, ô dieux de Vérité :
il est pur, comme je suis pur.
Car l’eau vive, jamais je ne l’ai souillée.
La flamme de l’intelligence, jamais je n’ai soufflé dessus.
Les énergies, point je ne les ai abolies.
La clarté, jamais je ne l’ai voilée.
La divine lumière, point je ne l’ai masquée.
L’enthousiasme, dieu brûlant des poitrines, jamais ne l’ai refroidi.
Et la beauté, qui est la vérité des formes, jamais ne l’ai offensée.
Je suis pur, je suis pur. »
Extrait du Livre de la Vérité de parole.